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Prochain Vol : Date inconnue...
Nature : Navigation solo (LFMZ ou tour de la TMA)
Logbook : 52h45 (Cliquez pour le détail)

mardi 10 janvier 2012

Vous allez vivre une journée agréable

Je ne crois généralement pas aux horoscopes, mais ce matin, dans le tram en direction de la Place de l'Europe, je me remets en doute.

Lion : Vous allez vivre une journée agréable. Soyez attentif à tout ce qui se passe autour de vous. Ouvrez l'oeil ! (20minutes - édition de Montpellier - Mardi 10 Janvier 2012).

Tu m'étonnes, en VFR, vaut mieux regarder dehors !

A 08h00, la navette part du boulevard de l'Aéroport... à destination de l'aéroport. Je commence à être un habitué de cette navette... Car oui, je n'ai pas (encore) mon permis de conduire ! Mais cela ne saurait tarder. Après avoir passé le code de la route (grand moment de rigolade, ce code...), j'ai commencé à piloter... Euh, non, conduire des voitures. Ah je suis fier. Gérard, mon instru avion, se moque bien de moi d'ailleurs. Il me manque encore quelques heures de conduite (il en faut 20, réglementairement) pour passer le permis. Mon moniteur d'auto-école m'a promis que je passerai le permis à 20h de conduite. Tant mieux, car honnêtement, j'en ai marre d'être dépendant des navettes ! (Eh, c'est pas évident pour un tout jeune majeur, n'ayant pas fait de conduite accompagnée, de passer son permis en quelques jours ! ;-) Il y a trop de gens qui veulent passer le permis, et ça bouchonne dans les auto-écoles !).

Bon, enfin, pour l'instant, je suis confortablement (ou pas) installé à l'avant de la navette. On voit toujours les mêmes têtes. Le chauffeur est également toujours le même, un gars super sympa, marrant, toujours de bonne humeur. Ça fait du bien. Beaucoup d'élèves de l'ESMA peuplent la navette. Il y en a un qui tire tout le temps la gueule. Et ce matin, il est là. Il répond à peine et tire un tronche de 6 pieds de long.

Ça papote, ça blague... Et alors que nous arrivons à l'entrée de l'aéroport, notre chauffeur préféré pose la question qui tue : "Et vous avez de bonnes débouchées en sortant de l'ESMA ? Vous avez des contrats de placement avec des compagnies ?". Tu parles oui... Mon voisin, ESMAien, lui dit que non et que le secteur est totalement bouché. Mais en même temps, comment voulez-vous qu'il le sache, ça, le chauffeur de bus. Il a entendu comme nous tous, au JT de TF1, quand ils disent tout fièrement que "le secteur de l'aéronautique ne connait pas la crise" (Véridique... JT de Lundi 9 il me semble... Ou 8). 

Bref, notre ami nous rassure en nous disant qu'on n'a pas à s'inquiéter, que dans le domaine du transport par bus, ça recrute à fond... "Vous avez qu'à passer votre poids lourd les gars ! Ou le permis vélo !".
Bim, dans notre gueule. Ça doit être sa vengeance à lui. 

Il ne fait que 3 degrés alors que je longe le tarmac de l'ENAC. Quelques Tobago sortis, des élèves qui commencent à réveiller lentement les zincs...

Le club house est froid et désert. Alors que je referme la porte, Gérard est en train de se garer : trop synchro !

Le F-GOVL a les réservoirs pleins. L'avantage, c'est que cela nous évite un long détour par l'automate pour refueler. Le planning d'aujourd'hui est très chargé. Départ de Montpellier, par l'Ouest, direction Pézénas (LFNP). Un premier toucher, un tour de piste, puis un deuxième toucher... Et on file sur Bédarieux (LFNX), planqué dans les montagnes. Un premier toucher sur le terrain, un nouveau tour de piste, puis un complet pour se dégourdir les pattes. Enfin, retour sur Montpellier, tranquillou... Et un peu de solo à l'arrivée en local.

Bref, on a de quoi faire. Je sors les logs de nav que j'ai préparé la veille, lorsque le vol s'est décidé. Comme à son habitude, Gérard modifie deux ou trois trucs... "Eh ho ! Ça c'est la route du petit poucet !", m'a-t-il dit, quand je lui ai dit que je comptais suivre l'A9 jusqu'à Pézénas (Eh oui, ça devait rajouter 3 ou 4 minutes de vol...).

Bref, la route est simple. Pour la première branche, Montpellier > Pézénas, nous ferons une sortie par W (péage autoroutier de Saint Jean de Védas). Puis direct sur Pézénas, avec le cap et le Temps sans Vent que j'ai calculé. Je m'aiderai de la radiale du VOR de Fréjorgues (FJR, 114,45). Pézénas est un petit terrain en herbe, paumé au milieu de champs et de carrières de gravier. Bref, le truc bien galère à trouver.

Deuxième branche, Pézénas > Bédarieux. Pas 36 000 solutions pour ce genre de vol. Les montagnes grimpent, on devra donc bien monter pour les éviter. Le terrain de Bédarieux, lui aussi en herbe, est perché à 1247 ft d'altitude. Sa piste est en pente (un peu comme Courchevel !) et il est entouré de montagnes qui créent des dégueulantes donnant l'envie de dégueuler ! Les deux pistes de Pézénas et Bédarieux sont assez courtes :  700 mètres pour le premier (avec un gros seuil décalé en 11 qui réduit à 570 m la distance dispo à l'atterrissage), et 970 mètres pour le second.

Enfin, le retour de Bédarieux à Montpellier n'est pas très compliqué. Le Lac du Salagou est un repère immanquable dans la région... Puis l'A75 matérialise bien l'entrée de TMA de Montpellier, ainsi que la rivière (L'Hérault). Après, il suffit de longer l'A750 jusqu'à l'entrée de la CTR... Retour par le même point que départ, W.

Dans le sud, nous n'avons certes pas de Classe A parisienne, mais nous avons tout de même des contraintes. Des zones R (Restricted), militaires et à basses altitude, peuplent notre espace aérien. On les appelle les RTBA. C'est dans ces couloirs que les pointus (comprenez, les avions de chasse et autres militaires) s’entraînent et volent. Ces zones ne sont pas actives en permanences. Elles s'activent temporairement, et il est alors strictement interdit d'y pénétrer. Problème : ces zones s'étendent latéralement sur des centaines de centaines de kilomètres. La plus proche de Montpellier, la R191C, située à mi-chemin entre Montpellier et Béziers Vias, s'élève de 800 à 2500 ft.

Extrait de la carte 1/500 000, la R191C est bien visible, au centre.

Pour savoir si les zones militaires sont actives, rien de plus simple. Je consulte, à l'aide d'OLIVIA (Outil en Ligne Intégré de Visualisation d'Informations Aéronautiques). Ce dernier site nous dis que les zones sont actives dès 09h00 UTC (soit 10h00 locale).
Nous devrions donc passer au-travers à l'aller, mais au retour, les zones militaires seront actives. Pour éviter tout soucis, je décide de faire en sorte que la R191C est active dès maintenant. Nous passerons donc au-dessus, à 2500 ft.

Du coté de la météo, on ne peut rêver mieux. Pas un nuage de visible dans les 300 km à la ronde... un ciel bleu, immaculé. Pas de vent au sol, ou très peu. En l'air, en revanche, le vent souffle vite assez fort. Il faudra penser à corriger la dérive.

Après avoir pris l'ATIS, je dépose les deux intentions de vol. La première, pour LFMT - LFNP. La deuxième, pour LFNX - LFMT. Et puis, il est l'heure de sortir l'avion. J'ouvre les portes du hangar, et je sors le DR400 bloquant la sortie du VL. Je fais la pré-vol à l'abris du froid, à l'intérieur du hangar... Même s'il n'y fait pas chaud. Tout se déroule bien, et après quelques brassages d'hélice, on s'installe à bord.

Sur la planche, accrochée au genou gauche, j'ai mon log de nav ; dessous, les cartes VAC de Montpellier, Pézénas et Bédarieux. La carte 1/250 000 est aussi prête à l'emploi, plié au maximum pour n'avoir que la zone intéressante. Le sol m'autorise à rouler en Lima 1, piste 30L. Je n'ai toujours pas vu les pistes 12 ouvertes, sur Montpellier...

Virage à gauche, les caps diminuent deux fois, la bille à droite, l'horizon est stable... Les dernières vérifications avant l'envol sont importantes, car une fois dans les airs, un problème est vite arrivé. Point d'arrêt : j'effectue mes essais moteurs, pendant qu'un DA42 nous croise par l'arrière en roulant vers la 30R. Après avoir contacté la tour, le contrôleur nous donne un code transpondeur et nous autorise à décoller. J'ai réglé la radiale nous menant directement à Pézénas, à l'aide du VOR de Fréjorgues (260° / 25 nm).

Plein gaz... Tout se déroule bien pour l'instant, et je vire un poil à gauche après le décollage pour faire la procédure anti-bruit. Le contrôleur nous autorise à monter à 2500 ft, altitude finale de ce vol, et à contacter l'approche de Montpellier sur 133,775.
A peine nous passons les 2000 ft, l'avion se fait remuer de tous les côtés. Alors que je suis l'A9 jusqu'au péage autoroutier de Saint Jean de Védas (point W), je termine la montée vers 2500 ft. Nous nous faisons bien secouer, alors que Gérard me questionne sur ma navigation ; est-ce que je corrige la dérive, quelle est mon estimée pour le point suivant, etc.

On laisse le village de Cournonterral derrière nous. On ne va pas tarder à passer au-dessus de la R191C. Un bon repère est l'antenne située à quelques mètres du parc d'éoliennes, culminant à 1227 ft. Cette limite marque le début de la R191C. Je maintiens bien mes 2500 ft mini. La dérive est très importante, avec ce fort vent du nord. Je repère Villeveyrac, situé entre 2 bras de la petite rivière se jetant dans le Bassin de Thau au niveau de Mèze. Enfin, nous approchons de la route de Pézénas, effectuant la liaison entre Montagnac et Mèze. C'est un excellent repère pour arriver sur le terrain de Pézénas.

Ce terrain est très compliqué à apercevoir. Comme dit Gérard, c'est de l'herbe au milieu de l'herbe. Je demande au contrôleur l'autorisation de quitter la fréquence, puis je bascule sur 123,500. Quasiment au dernier moment, sous la pression de Gérard, je trouve enfin le terrain de Pézénas. J'effectue ma verticale terrain à 1500 ft, et je décide de prendre la piste 29. Au sol, le venet est vraiment calme. Je prends l'axe de la 29, et débute ma descente vers 1000 ft. Je vire ensuite par la gauche pour rentrer en vent arrière main gauche 29. Cette procédure d'intégration présente moins de risque que "la chaussette" (on en avait parlé ici), car on ne quitte jamais la piste des yeux. 

Les habitants de la région ont décidé de brûler leurs feuilles aujourd'hui. Pas de vent et beau temps... Des fumées s'élèvent de partout, et cela nous est bien utile pour confirmer la direction du vent. 

1000 ft en vent arrière, je tire la réchauffe, enclenche la pompe, sors un cran de volet. La piste 29 est piège. Situé sur un petit monticule (petit à petit rongé par la carrière de gravier), un grand espace recouvert d'herbe prolonge la piste. Cependant, la piste ne commence que plus loin, au niveau des plots blancs et rouges signalant le début d'une piste en herbe. Beaucoup de pilotes se trompent et posent avant la piste. Ce n'est pas un problème en soit, car l'espace avant la piste est très plat et l'herbe est usée par les atterrissages à répétition.

La base est une fois de plus très rapprochée du terrain, car le survol de Lézignan-la-Cèbe et interdit à moins de 1000 ft. Il faut donc faire la base avant ce village. Une fois à 45° avec la piste, je commence la descente. Même si la piste semble courte (570 mètres), le terrain est moins impressionnant qu'à Narbonne, du fait du relief. 

Premier toucher nickel sur la piste, je repars pour un tour de piste. Juste après le seuil 11, une route coupe l'axe de la piste, et comme dit Gérard, si un camion passe à ce moment là, on se le prend. C'est pourquoi il est très important de faire une montée à pente max...

Pendant la vent arrière, Gérard me demande de préparer le départ vers Bédarieux après le second toucher. Comme ça, après avoir redécollé, je serai concentré sur le pilotage et non pas sur la navigation pour me rendre à Bédarieux. J'ai donc prévu, après le décollage, de virer à droite cap 305°. Temps de vol estimé (sans vent) : 9 minutes. On aura du vent de 3/4 face, donc le temps de vol sera rallongé à au moins 15 minutes. Je monterai à 3000 ft et je resterai en espace non-contrôlé. L'auto-info se fait sur la fréquence club 123,500 MHz, comme à Pézénas. Pas de soucis à se faire à ce niveau là. Le relief monte jusqu'à 1700 ft, il faudra donc bien surveiller l'altitude. Je règle, alors que j'arrive en fin de vent arrière, une radiale de flanquement pour Bédarieux (radiale 277° en éloignement de FRJ, 36 nm du terrain). Cela me permettra de confirmer ma route. 

Virage en base, le second tour de piste était un peu plus éloigné que le premier. En passant au-dessus du relief, nous nous faisons un petit peu secouer... mais l'avion retrouve très vite son calme lorsque nous arrivons au-dessus de l'espace précédant la piste. Je remets les gaz, et à 500 ft sol, j'effectue mon virage à droite, en route vers Bédarieux. Tout en montant, je passe entre le village de Roujan et de Neffiès. J'aperçois le petit lac formé par la rivière (un bras de l'Hérault), qui est un bon repère naturel. Le relief continue à grimper en-dessous de nous... Et puis en arrivant sur le village de Pézènes-les-Mines, j'aperçois la grande ville de Bédarieux. Plus loin dans la vallée, la ville de Lamalou-les-Bains, et le village d'Hérépian enclavé entre Bédarieux et Lamalou. 

Tour de piste à 2200 ft, soit 1000 ft sol sur Bédarieux. Le terrain est beaucoup plus facile à trouver que celui de Pézénas. Je descends à 2700 ft pour la verticale terrain. Après avoir vérifié la manche à air, j'opte pour la piste 35, ce qui est logique puisque le vent souffle du nord. Même procédure que sur Pézénas, je prends un cap 350° au niveau de la verticale. Cependant, je diverge un peu vers la droite à ce moment là, car Gérard m'a précisé au briefing que du fait de la montagne dans l'axe de la 35, lorsque le vent souffle, de grosses dégueulantes peuvent bien secouer le zinc. Je descends lentement vers 2200ft, tout en virant par la droite pour rejoindre la vent arrière. Le tour de piste se fait enfermé au-dessus de la vallée : montagne à gauche, en face, à droite et derrière. Le terrain de Bédarieux surplombe la ville et l'Orb (la rivière). 

On effectue tout d'abord un toucher sur la 35. Ce terrain est très intéressant, car en plus de la faible longueur de la piste (920 m), celle ci présente une forte dénivellation (elle monte fort dans l'axe 35-17). Second tour de piste, et puis nous décidons de faire un complet pour se dégourdir les jambes. 

Arrivé au parking, un Zenair (tout petit ULM vraiment pas rassurant, faisant un bruit de tondeuse) roule vers la 35. Je remplis le papier "Pilote de passage" dans la petite boîte du club, et on fait un petit tour des hangar et du terrain. Cet aérodrome est perdu en pleine pampa languedocienne. Quand on est au sol, on ne voit rien à part de la forêt. A ce qui parait que les sangliers peuplent le terrain... Bref, un bon petit aérodrome tranquillou.

Je déplie la carte sur l'aile du DR400. On regarde une nouvelle fois notre vol retour, pour être sur de n'avoir rien oublié. Après le décollage, virage à droite, montée à 3000 ft. Le Lac du Salagou et la ville de Clermont-l'Hérault sont deux repères excellents pour aller vers Montpellier : impossible de les louper ! Après avoir trouvé l'A75, il suffira de trouver sa bifurcation A750 qui nous mène direct jusqu'à Montpellier. Comme d'habitude, un petit coup de VOR nous aidera : radiale 096° de FJR, pendant 36 nm. Temps de vol estimé pour une VP de 105 noeuds : 23 minutes. Le vent nous aidera en plus un petit peu (quoique... vent plus de travers que de dos !). 

On reprend la 35 pour partir, et alors que je roule avec les gaz plein réduit, l'ULM revient déjà. Grâce à la forte pente du terrain, je n'ai même pas besoin de mettre de gaz... Au point d'arrêt, alors que l'ULM est en courte finale depuis bien 4 ou 5 minutes (proche du surplace !), je refais une check point fixe... Le moteur, sortant de maintenance, tourne vraiment bien. Je remonte au maximum la piste, après que l'ULM se soit enfin posé. Dernières vérifications. Piste limitative veut dire départ sur le freins, surtout quand la pente est aussi importante. Pieds sur les freins : plein gaz. Vers 2200 tours/minute, je lâche les freins, et on est parti. 

Juste après le décollage, je laisse le DR400 accélérer et je vire à droite pour éviter la zone de turbulence. Je monte lentement vers 3000 ft, et je quitte la fréquence club de Bédarieux. J'en profite pour prendre l'ATIS de Montpellier, puisque nous le recevons d'ici. L'information est passé en Delta, toujours les 30 en service. 

A peine établi à 3000 ft que je m'établis sur la radiale en rapprochement de FJR. Nous survolons ce magnifique endroit qu'est le Lac du Salagou ; terre rouge, eau magnifique... Et puis, nous arrivons déjà sur l'A75 frôlant la ville de Clermont. On ne peut vraiment pas louper l'A750. Cette zone étant assez désertique, l'autoroute se voit comme le nez au milieu de la figure. Je corrige sans cesse la dérive, car le vent semble forcir au fur et à mesure que nous nous rapprochons de Montpellier. Alors que nous passons le village du Pouget, la R191C est cette fois ci belle et bien active. D'ailleurs, je viens de contacter l'approche de Montpellier. 
"Montpellier approche, Fox Golf Oscar Victor Lima, un DR400 en provenance de Bédarieux, à destination de vos installations, avec l'information Delta, on est stable à 3000 ft.
F-VL, transpondez 5404, QNH 1031, maintenez 2500 ft mini cause R191C active"
Plein de petits hameaux et de villages semblent perdus ici. Comme St-Bauzille-de-la-Sylve (véridique...). Nous quittons la R191C au niveau de la ligne a haute tension. Je demande à ce moment là l'autorisation de descendre.
"F-VL, descendez vers 2000 ft, contactez Montpellier tour sur 118,200, au revoir"
Ce matin, la tour gère les deux pistes. La fréquence n'est donc pas dédoublée sur 118,200 et 118,775. Le contrôleur m'autorise à descendre et me demande de rappeler passant W. 
Les villages grossissent, et l’agglomération de Montpellier commence à se former. Pignan, Juvignac, puis enfin Saint-Jean-de-Védas apparaissent. La encore, l'A9 est impossible à louper, tout comme le péage autoroutier qui borde la colline de Villeneuve-les-Maguelone. 

Je suis autorisé à intégrer la vent arrière main gauche pour la 30L. Je descends donc vers 1000 ft, et vise le château d'eau de Lattes qui est le repère du début de la vent arrière. Virage au dessus de Palavas et Carnon... Puis atterrissage tranquille sur la 30L. Comme d'habitude, je largue Gérard à la sortie du taxiway Quebec, et je repars pour 2 petits tours de piste solo, question de garder la main.

Les nav avancent, j'ai la sensation de bien progresser avec cet instructeur. Prochaine nav : Vendredi 20 Janvier, Montpellier - Lézignan par Béziers, et retour par Narbonne. Si tout se passe bien, je débuterais les nav solo dans la foulée... 

Chaque vol est un nouveau moment de bonheur. Ce matin, mon horoscope avait raison : j'ai vécu une journée agréable.

3 commentaire(s):

Clément a dit…

Encore un récit bien sympa ! Tu va voir, les nav solo sont aussi des moments inoubliables !

Ce qui est amusant, c'est la relativité des hauteurs de terrains. Car pour moi, qui suis basé sur un terrain à pas loin de 2800 ft, un terrain à 1200 ft me parait bas ;-) .

Pour les pistes limitatives, as-tu déjà entendu parler du rolling-take off ? Ça consiste à ne pas s'arrêter pour s'aligner dans l'axe de la piste, donc on déroule toutes les check list "sol", puis seulement on roule, et on ne marque pas d'arrêt au seuil de piste. Cela permet de gagner une distance assez importante car on a pas à vaincre l'inertie de l'avion une fois arrêté sur la piste. L’intérêt est surtout marqué sur les pistes en herbe.
C'est une technique que mon instructeur m'a apprise et que j'utilise assez régulièrement car elle est très sécurisante je trouve. Parles en avec le tiens ;-) .

Ugo a dit…

Oui, bien sûr que je connais (et même pratiqué pour le brevet de base) le rolling take-off. Ce jour là, il n'était pas possible de le faire, la piste étant encore occupée au moment où on s'alignait (l'ULM était en train de dégager). :).

maman a dit…

Bon super !!! c'est quand les Nav solo???? cheri???

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